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LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF DES ORGANISATIONS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE CONGOLAISE EN EUROPE ET EN AMERIQUE DU NORD – LETTRE ADRESSEE AU GENERAL GUY-BLANCHARD OKOÏ CEMG DES ARMEES CONGOLAISES.

Publié le 15 Octobre 2017 par Congo-objectif2050

LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF DES ORGANISATIONS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE CONGOLAISE EN EUROPE ET EN AMERIQUE DU NORD – LETTRE ADRESSEE AU GENERAL GUY-BLANCHARD OKOÏ  CEMG DES ARMEES CONGOLAISES.

Washington DC le, 14/09/2017

 

A

 

Monsieur Le Général Guy-Blanchard OKOÏ

 

St-Cyrien et récipiendaire de la légion d’honneur de la

République française

 

Chef d’état Major des Forces Armées Congolaises

Brazzaville – CONGO

 

OBJET : Lettre ouverte

 

Général,

Cette lettre aurait dû être écrite il y a 4 ou 3 ans, à un moment crucial de notre histoire politique commune, polarisée par le faux débat sur le changement de la constitution du 20 janvier 2002, initié et imposé par le général Denis Sassou –Nguesso, Président en exercice, aux fins de s’octroyer en toute illégalité un 3 ème mandat que lui interdisait la loi fondamentale du pays.

 

La contestation généralisée - générée par le 4 ème coup d’Etat de Dénis Sassou-Nguesso contre la République - qui a embrasé tout le pays en octobre 2015,  y compris dans les districts d’Oyo, d’Ollombo, d’Abala, d’Ongogni, de Boundji, nous avait donné à croire, à espérer que les forces armées congolaises, sous votre commandement avec le soutien des soldats, prendraient le parti du peuple en lui apportant un soutien sans faille comme on l’a vu sous d’autres cieux, notamment au Burkina Faso, au Sénégal, au Mali, à Madagascar, en Tunisie etc.

 

La répression sauvage, disproportionnée qui en a résulté, exercée sur une  population aux mains nues, par “les escadrons de la mort” congolais, commandés par J.F. Ndengué, le disciple des pires criminels totalitaires ; répression d’une violence et d’une barbarie inouïes et qui a fait plus de 100 morts nous a surpris, déçu et mis dans un état mental et physique de révolte perpétuelle.

 

 Le Général Guy-Blanchard OKOÏ - Chef d’état Major des Forces Armées Congolaises

Le Général Guy-Blanchard OKOÏ - Chef d’état Major des Forces Armées Congolaises

Nous confessons et regrettons aujourd’hui notre naïveté d’avoir cru en une armée républicaine, qui n’a plus de républicaine que le nom car elle, comme les autres structures de l’Etat d’ailleurs, ont été profondément déstructurées, privatisées. 

 

Votre attitude, à un moment crucial où notre pays négociait un tournant décisif de son histoire politique, a jeté l’opprobre sur les forces armées congolaises, une honte dont elles ne s’en remettront peut être jamais.

Le Congo, notre patrie bien-aimée est aujourd’hui la risée de toute l’Afrique, du monde entier à cause de cette médiocrité qui est aux commandes du pays, alors qu’il était naguère adulé, convoité, respecté par tout le continent.

 

Espérer ! C’était sans compter avec les atavismes culturels et tribaux, avec les replis identitaires et claniques très marqués ici au Congo après quarante années d’une politique de discrimination ethnique ; c’était sans compter, disons-nous, avec une force publique profondément caporalisée au service d’un seul homme et qui, malgré la médiocrité intellectuelle et morale légendaires de leurs congénères à la tête de l’Etat, ont pris le parti de soutenir un pouvoir militaro-tribalo–mafieux et criminel qui a conduit le pays à la décadence et in fine à sa disparition.

 

La crise multidimensionnelle aigüe, délibérément provoquée par des gouvernants mal inspirés et aux affaires depuis plus d’une quarantaine d’années, avec ce résultat désastreux et catastrophique pour notre pays, à cause de leur incompétence notoire, leur immoralité, leurs vices, leurs déviances comportementales, nous oblige à vous écrire cette lettre ouverte.

 

Général,

 

L’expérience politique de notre propre pays, le Congo montre que les forces armées nationales mues souvent par un sursaut national ont toujours joué un rôle déterminant- le rôle d’arbitre - pour sortir le pays de l’impasse politique dans laquelle des politiciens véreux, en mal de légitimité et d’inspiration ont souvent plongé le pays.

Ce fut le cas les 13, 14, 15 août 1960 ; ce fut le cas le 31 juillet 1968 ; mais surtout, ce fut le cas en 1990 quand les forces armées congolaises prirent une position courageuse qui abouti à la convocation des états généraux de la nation en février 1991 : la mémorable Conférence Nationale Souveraine.

 

Vous avez manqué, hélas, Général à votre devoir, dans un contexte politique très favorable où la population congolaise dans toute sa diversité – nous l’avons souligné plus haut, même dans les localités “fiefs ethniques” du régime - vous soutenait, pour rendre au pays sa dignité, son honneur et sa grandeur bafoués par 33 ans de gouvernance abracadabrantesque de monsieur Sassou.

 

L’éveil de la conscience nationale évident, clairement exprimé en octobre 2015 et en mars 2016, (cf. les propos de monsieur NDALLA-GRAILLE) et qui a transcendé les clivages communautaires ; éveil rendu possible, grâce à la gouvernance chaotique, désastreux, calamiteux, clanique et familiale, fondée sur l’arrogance, la tyrannie, le pillage des ressources naturelles et financières du pays par le clan familial aurait dû dicter votre comportement aux fins de créer les conditions d’une refondation de la nation congolaise.

LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF DES ORGANISATIONS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE CONGOLAISE EN EUROPE ET EN AMERIQUE DU NORD – LETTRE ADRESSEE AU GENERAL GUY-BLANCHARD OKOÏ  CEMG DES ARMEES CONGOLAISES.

La vie n’a de sens et ne mérite d’être vécue, Général, que si elle est toute entière consacrée au bien des autres, à faire évoluer l’homme et non à l’opprimer.

La naissance dans un pays, Général, est une mission et elle confère à chaque membre de la collectivité nationale une certaine vocation. Frantz FANON l’exprime de manière lumineuse quand il écrit : « Chaque génération doit dans une relative opacité identifier sa mission, la remplir ou la

trahir ».

 

Nous vous convions, très fraternellement, Général à vous-mêmes et à tous les militaires sous votre commandement, à méditer ces mots qui précèdent, mais aussi ceux qui suivent, d’une pureté et d’une sublimité à donner le vertige de l’écrivain français, Paul Valery, dans son introduction consacrée à Léonard de Vinci, nous citons : « Ce qui reste d’un homme, c’est ce qui donne à penser son nom, et les œuvres qui font de ce nom un signe d’admiration, de haine ou d’indifférence. »

 

Que doivent retenir les générations futures, surtout les jeunes de la région du Pool, ceux qui subissent dans leur chair et dans leur âme, les affres, les bombardements inhumains de ce régime totalitaire ?

 

À ces jeunes qui ne savent aujourd’hui ni lire ni écrire du fait de la destruction délibérée des infrastructures scolaires dans la région du Pool, de l’occupation de leur habitat par la force publique, de leur déportation, de leur meurtre en masse dans des containers, comment humainement supporterez-vous leur regard interrogateur ou inquisiteur ?

 

Ce serait vraiment pour vous le comble, après un parcours administratif et un cursus universitaire si élogieux, de terminer une vie dans la tristesse et les tortures morales dues à une conscience tourmentée par les remords des crimes que vous n’avez pas pu arrêter.

Hélas ! Hélas ! Hélas ! Vous avez ratez là une occasion historique pour entrer

Positivement dans l’histoire de votre pays.

 

La deuxième lâcheté qui malheureusement a jeté un profond discrédit sur la structure sociale que vous commandez : l’armée congolaise, et aussi sur vous-même est votre manque de réactivité lors de l’agression ignoble, barbare par ‘’les escadrons de la mort’’ congolais commandés par J.F NDENGUE, contre le Général Jean Marie Michel MOKOKO, ancien chef d’Etat Major général, probablement l’un des meilleurs que le pays s’est donné, st-cyrien comme vous, le 09 février 2016 de retour au pays pour prendre part à l’élection présidentielle du 20 mars 2016. N’eût été la dextérité de son chauffeur qui a évité le guet-apens, il serait assassiné à Maya-Maya.

 

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Aucune enquête n’a jamais été diligentée et aucune réaction de l’armée nationale, par solidarité et honneur de soldat bafoué par la police n’a été ni constatée ni enregistrée.

 La suite est connue : une série d’abus et d’humiliations aux fins d’empêcher à ce Général hors norme, un personnage à la probité morale et intellectuelle irréprochables de sauver ce pays ravagé par 32 ans d’une gouvernance calamiteuse fondée sur le vice sous toutes ses formes.

La crise actuelle qui frappe de plein fouet notre cher Congo, pose dans toute son ampleur la problématique existentielle même du pays, en termes de nation dans le concert des nations civilisées.

Quel avenir, quelle vision a-t-on construit pour les générations futures c’est-à-dire nos enfants et petits enfants sacrifiés sur l’autel de l’incompétence et de la médiocrité?

 

Vers quel horizon conduit-on ce pays ravagé, par un système mafieux et

Criminel ?

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Même la reproduction sociale sous la forme clonée, que caresse les prédateurs de la nation congolaise relève de l’absurde et de l’aventure car le monde a changé. Où sont-ils aujourd’hui les enfants des oligarques tunisiens, libyens, égyptiens, zaïrois etc.

 

Général, notre pays, le Congo va mal, très mal. L’avenir de plusieurs générations de jeunes congolais est hypothéqué, compromis. Dans les conditions économiques actuelles, très désastreuses où cette oligarchie militaro-tribalo-mafieuse et criminelle a plongé le pays, il faudrait 2 ou 3 générations pour sortir le Congo de cet abîme afin de le hisser vers les cimes.

 

Notre pays est très malade et recule sur tous les plans. Il est malade d’une classe politique immature, opportuniste – vous avez écouté les déclarations criminelles des Kolélas, des Tsaty Mabiala - qui n’arrive pas à proposer au pays des solutions alternatives ; il est malade de ses gouvernants actuels en mal de légitimité et qui, pour se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire – ne vous fiez pas, Général, aux tripatouillages électoraux de ce régime totalitaire, vous en êtes informés - ont décidé de créer un climat de terreur permanent, pour s’imposer par la force des armes à une population complètement éplorée et qui rejette massivement cette gouvernance chaotique et désastreux.

 

 

LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF DES ORGANISATIONS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE CONGOLAISE EN EUROPE ET EN AMERIQUE DU NORD – LETTRE ADRESSEE AU GENERAL GUY-BLANCHARD OKOÏ  CEMG DES ARMEES CONGOLAISES.

La similitude entre le PCT-parti au pouvoir qui, dans son fonctionnement, dans sa pratique emprunte tout au totalitarisme est trop frappante pour ne pas être relevée. Le Congo, notre pays est bloqué ; il est au ban de la Communauté Internationale, à cause d’une profonde crise politique sans précédent créée par un Président falot, sans aucune perspective viable pour la nation congolaise, ni même pour l’Etat ; crise politique qu’il aurait pu éviter s’il était doté des qualités intrinsèques d’homme d’Etat. La comparaison avec le Nigeria du dictateur Abacha est frappante pour ne pas être soulignée. Mais, le Nigéria à la différence du Congo, disposait de soldats patriotes qui ont eu à cœur les intérêts supérieurs de leur pays au delà des clivages tribaux, catégoriels ou communautaires et ont arrêté net la dérive criminelle du pouvoir d’Abacha. Et ils ont mérité de la nation Nigériane reconnaissante.

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. Et pourtant, le Congo en a vu d’autres. En effet, le cas du Nigéria de la fin de la décennie 90 est emblématique et mérite qu’on s’y arrête un instant.

un célèbre écrivain, Ken SARAWIYA pendu ; mais d’autres anonymes passés à la trappe sans soulever des vagues au plan international, comme au Congo, avec les assassinats de plusieurs généraux, colonels et civils trop encombrants pour la quiétude de la dictature. Nous y reviendrons plus loin.

un ancien Président de la République, le général ABASANJO, emprisonné pour des motifs fallacieux, fabriqués en vue de le réduire au silence pour l’empêcher d’accéder au pouvoir, comme au Congo avec l’emprisonnement arbitraire du flamboyant général, Jean Marie Michel MOKOKO, qui devient un véritable cas de conscience pour ses bourreaux, dès lors que les chefs d’accusations fantaisistes et fallacieux sont remis en cause par le principal accusateur, un sinistre personnage

qui s’est totalement rétracté en avouant son instrumentalisation par le pouvoir et le sinistre procureur félon, le Colonel OKO NGAKALA qui confesse ses erreurs, avouant lui aussi qu’il a été mis en demeure par le pouvoir de condamner le général du peuple.

 

une répression sauvage généralisée, par la police politique et leurs supplétifs sur tous les opposants réels et potentiels ; sur tous les acteurs de la société civile et tous les militants des droits de l’homme dont les moins courageux ont trouvé le salut dans une expatriation humiliante, exactement comme au Congo ;

un pays totalement bloqué, isolé et mis au ban de la Communauté

Internationale, comme le Congo l’est actuellement;

✓ une économie en ruine, sinistrée, littéralement plombée par la corruption, par le pillage des ressources naturelles et financières du pays par le clan et la famille Abacha etc. exactement comme au Congo; tout un cocktail explosif qui a décidé les soldats nigérians, dans un ultime sursaut patriotique, à sortir des rangs, à rompre le droit de réserve aux fins de rétablir l’ordre constitutionnel et éviter ainsi au pays une guerre civile annoncée.

 

Au Congo, la situation est identique depuis l’avènement de monsieur Sassou à la magistrature suprême en 1979 ; une gouvernance jalonnée de drames, de tragédies récurrentes, d’épuration ethnique, de procès bidons et staliniens, d’assassinats ciblés d’adversaires politiques réels ou supposés, de rivaux à cause de leurs épouses que le tyran envie etc.

Cette situation sécuritaire s’est profondément détériorée depuis le coup d’Etat entamé le 05 juin, mais qui a connu son épilogue le 15 octobre 1997. Ces dernières années les libertés individuelles et collectives, les droits fondamentaux naguère bafoués certes, sont aujourd’hui totalement et entièrement confisqués voire inexistants.

Le Congo d’aujourd’hui est une vaste prison à ciel ouvert. L’interdiction d’aller et venir, même à l’intérieur du pays, pour une catégorie de congolais qui refusent de faire allégeance à cette médiocrité au pouvoir ; les privations de toutes sortes infligées à certains congolais qui rejettent cette triste oligarchie militaro-tribalo mafieuse et criminelle est la preuve irréfutable de la détérioration des conditions sécuritaires et sociales au Congo.

 

Général, c’est la pleutrerie des forces armées dont vous avez la charge qui prolonge l’agonie de tout un peuple. C’est la pusillanimité, la lâcheté des soldats congolais qui encourage l’oppression de tout un peuple par la dynastie

Comment peut –on admettre ou supporter qu’un trio infernal, d’une médiocrité affligeante qui fait la honte du Congo puisse conduire toute une nation à la perte ?

 

 

 

 

 

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Porter l’uniforme en tant qu’officier n’est noble que si le fonctionnement des Institutions de la République que l’on doit servir loyalement et avec abnégation ne portent pas atteinte à la vie des citoyens, à la dignité humaine et à la cohésion nationale.

La loyauté envers les institutions de la République pour un soldat n’est acceptable, que si ceux qui incarnent la République prêchent par la vertu, par la morale et l’éthique. Dans le cas échéant, on devient solidaire et complice des crimes commis au nom de la structure sociale qu’on est censé diriger.

 

Souvenez-vous toujours et méditez chaque fois et n’oubliez jamais, Général, que tous ceux de vos collègues qui ont accompagné et aidé avec zèle Denis Sassou-Nguesso dans sa reconquête du pouvoir, lors du coup d’Etat contre le Président Lissouba ont été pratiquement tous assassinés. D’autres sont en sursis. Les cas les plus emblématiques sont ceux des généraux : Blaise ADOUA ; AVOUKOU ; Yves MOTANDO MONGO ; BOUISSA-MATOKO ; du colonel Marcel NTSOUROU etc. et la liste est longue.

 

La logique ou la dynamique du fameux pouvoir du Nord qui a permis à Dénis Sassou-Nguesso de manipuler tout le monde, de mobiliser derrière lui tous les militaires du Nord contre l’hypothétique péril sudiste, n’existe plus et peut-être même n’a jamais fonctionné sauf dans les esprits des naïfs et des criminels; si jamais elle a existé, elle s’est rétrécie comme peau de chagrin pour se recentrer exclusivement sur la famille et le clan. Il n’y a que les morts et les imbéciles qui ne changent pas. Les promesses ou les incantations n’engagent jamais que ceux qui croient et non ceux qui les font.

 

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Le temps du devoir et de la responsabilité a sonné, Général pour chacun de nous et surtout pour l’armée congolaise pour laquelle la population congolaise s’échine et se saigne aux quatre veines pour son entretien, son équipement afin que qu’elle puisse assurer, non seulement la défense de l’intégrité territoriale, mais surtout la défendre contre toute dérive autocratique et criminelle (dans toute l’acceptation du terme) qui, progressivement est entrain de culminer aujourd’hui vers la destruction du Congo.

Le temps du devoir et de la responsabilité a sonné pour sauver notre patrimoine commun : le Congo que nous a légué nos illustres anciens.

 

Général, inspirez vous toujours de ses paroles courageuses de votre illustre prédécesseur à St- Cyr, le général (de brigade) Charles de Gaulle , qui, parlant de conscience et d’honneur d’un soldat a dit : « lorsque ton pays est en crise, obéir au droit de réserve est une trahison » . Et de l’intrépide intellectuel tiers-mondiste Frantz FANON qui renchérit: « Lorsque ton pays est malade, adopter une attitude de neutralité équivaut à de la lâcheté ou

à de la traitrise ».

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Ah ! Patrie bien aimée ! Ne pleure pas, car même si certains de tes fils inconscients, légers qui ne méritent pas de toi, t’oppriment t’exploitent en complicité avec des puissances étrangères pour leurs intérêts mercantiles, d’autres te vengeront un jour et sècheront tes larmes.

Le Congo depuis le 15 octobre 1997 à ce jour, ressemble à s’y méprendre à la France de 1940 sous occupation. La seule différence étant que la France était envahie par une puissance étrangère, mais ici ce sont les nationaux, vainqueurs du coup d’Etat du 05 juin 1997 contre le Président démocratiquement élu, qui se comportent dans leur propre pays comme dans un pays conquis.

Le pays dans son ensemble est depuis une vingtaine d’années, sous nos yeux médusés pour certains et complices pour d’autres, transformé en un vaste butin de guerre au profit des seigneurs de guerre et progressivement au profit exclusif de la famille et du clan,.

Le mode opératoire dans l’accaparement, la confiscation des biens, des ressources naturelles et financières du pays est identique à celui appliqué par l’occupant et sa police politique dans les pays qu’ils ont envahi. Ici, le général Ndengue François, débridé par les hallucinogènes, se livre impunément à sa “solution finale”.

 

La guerre dans la partie méridionale du pays entre 1999 et 2001, notamment dans les régions du Niari, de la Lekoumou, de la Bouenza et du Pool et celle en cours dans le Pool depuis le 04 avril 2016 jusqu’à ce jour sont là pour le témoigner. Dans le Pool s’exécute méthodiquement une épuration ethnique à huis clos.

 

Général, ce n’est pas être bon, loyal ou légaliste et que sais-je encore, que de pactiser d’avec ce qui est vil, nauséeux et déshonorant, surtout avec un régime criminel qui ne respecte pas la vie humaine.

La fonction essentielle d’une structure sociale est de proposer à la Communauté nationale des actions ou des politiques qui soient traversées par le souci permanent de l’Homme, c’est-à-dire son bien-être, son avenir et son devenir dans l’épanouissement harmonieux de son âme personnalité. Or le régime que vous défendez, dans le cadre de vos fonctions peut-être même contre votre volonté, (sait-on jamais !), est non seulement anti social, antidémocratique, kleptocratique, mais profondément criminel donc totalitaire.

 

Vous avez constaté, aisément d’ailleurs qu’en destinataire, nous mettons expressément en relief votre fonction, vos titres, votre cursus, vos distinctions dont la plus emblématique certainement pour vous est la légion d’honneur que vous a décernée la République française,  (mais est-ce conforme aux intérêts nationaux ?), ceci pour vous mettre face, non seulement à votre conscience en tant qu’homme pensant et méditant, à vos responsabilités d’une structure sociale capitale qui devrait jouer le rôle noble de soupape de sécurité pour une population congolaise martyrisée, sauvagement colonisée par d’autres congolais : le clan Nguesso, mais surtout face à votre honneur d’officier général des « forces armées congolaises » ou ce qui en fait office.

 

“La véritable mesure de l’homme n’est pas celle que l’on prend de lui en

des moments de confort, mais en des moments de danger, en des

moments de grande crise et de controverse” . Se complaire dans un confort douillet alors que votre peuple se meurt, sabler le champagne tous les 31 décembre de chaque année, devant le bourreau de notre peuple, au cours de ce que vous appelez pompeusement “réveillon d’armes” est soit dans le meilleur des cas une honte, une lâcheté, mais dans le pire une haute trahison.

Général, Les temps que nous vivons sont des temps très incertains, très volatiles pour notre pays qui requière des hommes de principes, des hommes d’honneur et de valeurs prêts à faire don de leur personne pour le salut du pays. L’analyse, même superficielle par un observateur plus ou moins averti, montre bien au regard de la situation politique, économique et sociale désastreuse du pays que le Congo est à un tournant de son histoire politique, est à l’orée d’une révolution sociale qui risque de tout emporter dans sa furie, si elle n’est pas canalisée par des forces progressistes, si l’armée nationale ou ce qui en reste ne fait pas le choix du peuple et de la raison ou déserte son idéal et son serment pour soutenir un régime totalitaire honni et rejeté.

 

C’est à la fois un euphémisme et un poncif de dire - la dialectique historique en concordance avec les lois naturelles le confirme - que tout pouvoir despotiquené de la violence, qui se perpétue par la violence finit toujours dans la violence, la confusion et la désolation car le peuple souverain l’emporte toujours sur les forces du mal. Les exemples à travers le monde sont légions des pouvoirs autoritaristes, despotiques qui ont disparus dans la confusion.

Est-il besoin de vous rappeler la lamentable fin du maréchal Mobutu et de ses généraux affairistes qui s’est terminée dans la confusion et les a contraint à l’exil.

Depuis 1997, ils errent de pays en pays, écument l’univers entier à la recherche d’une terre d’asile. Est-il nécessaire de vous rappeler la situation des forces armées rwandaises (FAR) du dictateur Habyarimana depuis 1994?

Certes où, ces génocidaires ont été, il est vrai, incorporé dans l’armée congolaise par votre chef suprême des armées ils ont joué un rôle déterminant dans le coup d’Etat contre le régime démocratiquement élu de Pascal Lissouba.

Que sont devenus selon vous, les officiers supérieurs du colonel Kadhafi, ses enfants qui l’ont soutenu dans son ivresse du pouvoir ?

 

LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF DES ORGANISATIONS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE CONGOLAISE EN EUROPE ET EN AMERIQUE DU NORD – LETTRE ADRESSEE AU GENERAL GUY-BLANCHARD OKOÏ  CEMG DES ARMEES CONGOLAISES.

Le général Sassou-Nguesso en 33 ans de pouvoir sans partage a dit une seule chose juste et qui reflète la vérité, lors de son discours du 14 août 2017, au sujet du pasteur Ntumi, nous citons : « quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par apparaître ». Ah, si par un ultime sursaut et prenant enfin conscience qu’il est un humain et nom un dieu comme il le croit si naïvement dans son ivresse du pouvoir, et enfin se l’appliquer à lui-même, il l’aura rendu un extraordinaire service à ce pays qu’il a profondément détruit.

 

L’histoire est ce juge implacable qui nous rattrapera tous un jour, quel que soit notre rang social : Roi, Président ou simple citoyen ordinaire.

En guise de conclusion nous vous exhortons fraternellement, parce que nous partageons avec vous une valeur essentielle : la même patrie, à écrire l’histoire. Les gens auxquels vous avez fait allégeance aujourd’hui sont des hommes du passé, qui n’ont aucune vision prospective du pays : son développement économique et social, son émergence. Malgré la démagogie ambiante et les discours vaseux des gouvernants érigés en mode de gestion, ces gens là, au regard de leur incompétence, leur incurie, leur moralité très douteuse ne conduiront jamais ce pays que davantage vers sa ruine et son déclin. Ils gèrent le pays avec des vieux schémas, des logiciels éculés des années 60 – 70 dont le curseur est la division du pays en Nord/Sud qui a fait leur carrière.

L’éveil ou le déclin d’une nation dépend, certes de l’intelligence des dirigeants, mais surtout et dans une très forte proportion de leur moralité et de leur éthique. Est-ce le cas, mon général, en votre âme et expurgées, même momentanément des scories et des miasmes tribaux, de cette oligarchie tribalo- militaro- mafieuse et criminelle qui écument notre patrie bien-aimée, le Congo, depuis près d’une quarantaine d’années ?

 

 

 

LETTRE OUVERTE DU COLLECTIF DES ORGANISATIONS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE CONGOLAISE EN EUROPE ET EN AMERIQUE DU NORD – LETTRE ADRESSEE AU GENERAL GUY-BLANCHARD OKOÏ  CEMG DES ARMEES CONGOLAISES.
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Allons ! Soldats aux armes pour le salut de la mère patrie !

 

Allons ! Général, debout fièrement, entrons dans l’histoire !

 

POUR LE Collectif des organisations et

Associations de la Société Civile Congolaise

En Europe Et En Amérique Du Nord

 

Le Porte-parole

 

Jean Charles Aimé GOMA-OKO

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